Naissance

4 clés pour vivre un accouchement physiologique

Vous avez envie de vivre un accouchement en étant pleinement actrice de cet événement, avoir confiance en votre corps et ses formidables capacités à enfanter, avoir confiance en vous et tout simplement en la vie ?

Je ne vais pas vous dire que vivre un accouchement physiologique est un long fleuve tranquille 😉

Le chemin est parfois tortueux, escarpé, mais c’est le vôtre et la vue est magnifique… Alors oui, vouloir vivre un accouchement physiologique nécessite un engagement physique et psychique. Physique parce qu’il va falloir accueillir et accepter ce que votre corps va vivre. Psychique car vous allez traverser une multitude d’émotions, souvent exacerbées.

Pour vous aider à traverser ce grand moment de votre vie, je vous livre 4 clés.

#1 – Découvrez vos besoins physiologiques lors de votre accouchement

Découvrir et comprendre les mécanismes physiologiques de l’accouchement est important pour 2 raisons.

Tout d’abord il est important de rassurer votre partie rationnelle : Oui, votre corps est fait pour enfanter. Il réussit cela depuis la nuit des temps. Tout votre corps sait, met en place des mécanismes physiques et biochimiques qui permettent au processus de se dérouler le mieux possible.

Ensuite, connaitre ces mécanismes vous permettra d’en déduire vos besoins. L’accouchement est un acte réflexe qui ne peut pas se maîtriser. Le mieux que l’on puise faire, c’est le protéger et pour cela, je vous invite à nourrir votre sécurité en comblant tous vos sens. Votre odorat, votre ouïe, votre vue, votre goût, votre toucher, prenez soin de donner à vos sens ce qui les rassure, leur apporte de l’inspiration et de la douceur… Proust avait sa madeleine, à vous de trouver la vôtre 😉

Pour schématiser, les besoins essentiels sont de sécréter les bonnes hormones au bon moment : ocytocine, endorphine, adrénaline... une danse des hormones va se mettre en place et il est important que rien ne vienne les perturber. Entre une hormone dite « timide », l’ocytocine, qui n’est sécrétée que quand on se sent bien et en sécurité (sentiment lié à la fois à des éléments d’environnement et des éléments de notre vie intérieure) et une hormone de stress (l’adrénaline) qui est très contagieuse, pas facile de jongler entre les deux !

#2 – Transformez votre environnement pour qu’il favorise la physiologie

Vous pouvez vivre un accouchement physiologique n’importe où, quel que soit le lieu, pour peu que vous arriviez à en faire abstraction. Personnellement, je connais mes limites et je sais que j’ai du mal à « oublier » l’endroit où je suis. Alors, se sentir bien dans le lieu où on accouche simplifie les choses.

Selon le Dr Michel Odent, il existe des grandes constantes d’environnement à privilégier : l’intimité, la pénombre, la chaleur. Tous ces paramètres permettent une production d’ocytocine, hormone indispensable à votre accouchement. Pour avoir une idée de la vision du Dr Michel Odent, je vous invite à voir cette courte vidéo.

Ensuite, chacune d’entre vous pourra s’appuyer sur ses propres besoins. Pour cela, je vous propose de vous demander quel est l’endroit dans lequel vous vous trouvez en sécurité. Pour ma part, c’est chez moi, ma maison, mon cocon, mais chacune doit trouver cet endroit. Ensuite, vous pouvez vous demander pourquoi cet endroit vous procure cette sensation de sécurité ? Qu’est ce qui nourrit et apaise vos sens ?

Préparer un environnement sécurisant en vue de l’accouchement

Après avoir vues ces 2 premières clés « extérieures », je vous propose d’aller dans votre monde « intérieur ».

#3- Apprenez à mieux vous connaître pour vous faire confiance

La grossesse est un processus qui nous permet d’accueillir et reconnaître nos ressentis, nos intuitions… un bon entrainement pour l’accouchement !

  • un processus d’apprentissage de la douleur

Nausées, tiraillements, maux de dos… la grossesse vous a surement sollicité à un moment ou à un autre. Comment accueillez vous ces douleurs ? Comment les gérez vous ? Allez vous directement chercher votre paracetamol ou essayez vous d’abord de créer une autre ambiance pour apaiser ces maux ?

  • un processus d’apprentissage de la patience

9 mois à attendre votre enfant. Peut être plus si vous avez eu un parcours d’infertilité. Cette période nous apprend à ralentir, à trouver et accepter un autre rythme, souvent en décalage avec la société mais en accord avec vos besoins et avec votre bébé.

  • un processus d’apprentissage de vos ressentis

Votre grossesse a surement ouvert des portes sur une sensibilité exacerbée : votre gout a peut être changé, votre odorat s’est affiné (et les nausées qui vont avec !), vous êtes plus sensible au toucher… tout cela est aussi à accueillir.

Même s’il ne reste que 1 mois, 15 jours ou même 1 seul jour avant votre accouchement, cela vaut la peine de prendre ce temps d’introspection. Il n’est jamais trop tard pour connecter cette part de vous qui sait et qui a confiance.

#4- Pour laisse faire la physiologie, il faut lâcher prise

Faire confiance…

Étrange contradiction, non ? « il faut » et « lâcher prise »… Comment pourrait-on maîtriser le lâcher prise ?

Le lâcher prise est plutôt une manière d’Etre, de vivre que vous pouvez expérimenter pendant votre grossesse.

C’est en particulier la capacité à se glisser dans un état de conscience modifié sans en avoir peur. C’est se laisser aller dans un autre espace temps et garder confiance. Ceci n’a rien d’ésotérique ! Il s’agit juste d’un mécanismes de modification d’ondes cérébrales.

Pour tester ce lâcher prise, je vous propose plusieurs manières à tester.

  • la sophrologie

La sophrologie fait partie de ma pratique depuis très longtemps, à titre personnel et dans mes accompagnements. Les exercices corporels, la respiration, la visualisation sont des outils indispensables pour expérimenter ce lâcher prise.

  • Votre respiration

La respiration sera votre meilleur allié pendant l’accouchement. C’est ce qui va vous permettre de rester dans l’instant présent, de ne pas partir vers l’anticipation et la peur, de ne pas vous focaliser sur les contractions.

  • le son

Le son que vous pouvez émettre à la fin de votre expire est très libérateur. Contrairement au cri qui se place haut dans votre poitrine et bloque la respiration, le son grave va masser votre bassin, vos organes intérieurs, votre bébé. Pour découvrir tous les bienfaits du son, vous pouvez (re) lire cet article : 4 impacts positifs du son sur votre grossesse.

  • la mobilité

La mobilité est bien-sûr fondamentale pour aider votre bébé à descendre, à s’engager et à trouver son chemin mais c’est aussi utile pour le lâcher prise. Le balancement, en particulier, peut vous aider à rester en confiance : n’est ce pas ce que nous faisons de manière intuitive avec nos bébés et nos enfants : les prendre dans les bras et les bercer ?

Sécrétion d’ocytocine assurée !

Alors ? Prête ?

Comprendre de manière simple les mécanismes bio-chimiques lors de l’accouchement,

Savoir comment répondre à vos besoins et comment transformer la salle de naissance en un lieu inspirant et sécurisant ?

Apprendre à avoir confiance en vos ressentis ? Reconnaître ce que dit votre cœur ?

Pour finalement lâcher prise et accueillir ce qui vient. Non pas laisser faire mais accompagner votre enfant quoi qu’il arrive.

Pour tour cela, il y a « Cocon Bien Naître »

3 modules pour vous permettre de répondre à ces 4 clés :

– une video pour comprendre les mécanismes physiologiques de l’accouchement et mieux déterminer tes besoins,

– 6 fiches téléchargeables, imprimables, inspirantes pour vous donner toutes mes astuces pour créer votre bulle à la maternité,

– 1 séance de sophrologie, téléchargeable, pour pouvoir l’écouter où, quand et autant que vous voulez et vous entraîner à ce fameux lâcher prise 😉

Alors, si vous voulez un kit rapide, facile et ultra ciblé sur votre sécurité émotionnelle pendant votre accouchement, vous pouvez cliquez là.

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9 commentaires

  • Détélina

    Merci pour ce bel article ! L’accouchement est un évènement critique pour les femmes. Être préparée et se conditionner aide à diminuer le stress et à surmonter cette épreuve du mieux que possible.

  • Pierre-Favre

    « Intimité, pénombre, chaleur » entre ces trois mots et l’image d’illustration que tu as mis en-dessous je n’ai pu m’empêcher de penser aux accouchement de mon épouse à l’hôpital. A part la chaleur nous sommes bien loin de cet idéal. Peut être y a t il un lien entre appréhension dû à l’accouchement et le fait que les maternité soit avant tout pensée pour les praticiens… Si c’est le cas c’est vraiment dommage.
    En tout cas j’apprécie beaucoup ton approche de l’accouchement physiologique

    • Anne-Christine

      Merci. Il existe beaucoup d’astuces pour transformer ces salles de maternité (qui restent des salles hospitalières) en lieu « cocon ». Encore faut il que les couples y pensent et osent le faire 🙂

  • Nicolas

    Je ne suis pas directement concerné (et pour cause), mais je suis 100% d’accord pour penser que la création d’un environnement rassurant associé à une Bonne connaissance de soi sont les clés. Merci pour cet article

  • Jung

    Un bel article qui me fait remonter au mois dernier puisque mon épouse a accouché de notre magnifique fille.
    Elle a choisi un accouchement physiologique à ANAE (Accoucher naturellement à Eaubonne), filière physiologique de la maternité d’Eaubonne.
    Elle ne regrette absolument pas. Et, en te lisant, je retrouve l’état d’esprit qu’elle a réussi à atteindre pour vivre pleinement son moment.

  • Coralie

    Bonjour !
    Pour le 2e, j’ai voulu un accouchement physiologique, je ne le regrette vraiment pas !
    L’hôpital avait une salle physiologique : une vrai grande pièce avec une grande baignoire, un grand lit, des cadres apaisants …
    (et un WC privé juste à côté de la chambre, ça c’est bien !)
    J’avais aussi acheté le livre « la méthode Gasquet », pour connaître les positions pour étirer le dos (entre autres).

    • Anne-Christine

      Merci Coralie pour ce retour. Il y a beaucoup de manière de préparer son accouchement physiologique et tu sembles avoir trouvé celle qui te convenait.

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