Accompagnement,  Parentalité,  Post-natal

Burn out maternel

 

Connaissez vous une profession exigeante, dans laquelle vos compétences d’organisation, connaissances financières, qualités en ressources humaines et vos talents de négociatrice sont constamment j(a)ugés ?, une profession à la fois répétitive mais ayant une absolue nécessité d’improvisation ? souvent épuisante (24h/24 !), non reconnue et sans vacances ? 

Cette profession… c’est celle d’être mère ! Pour illustrer mon propos, je vous invite à aller voir cette courte vidéo que j’affectionne beaucoup ?  Entretien d’embauche…

Bien sûr, être mère, c’est  vivre des moments merveilleux et exceptionnels avec ses enfants. Mais il existe une chose qui s’appelle la réalité et elle prend rapidement le dessus sur la vie rêvée ! Chaque femme fait l’expérience de cette épreuve et doit faire le deuil de la mère idéale qu’elle voudrait être et de celui des enfants dont elle a rêvés. Parce que dans la vraie vie, tout n’est pas toujours rose…

Cet enfant que j’ai tant désiré et tant attendu ?? Bien sûr qu’il va me combler de bonheur et de joie.

Et pourtant, parfois, fatigue, anxiété, irritabilité peuvent nous amener à avoir des réactions excessives, à ne pas nous reconnaître, à approcher la violence. Celle des mots. Parfois celle des gestes que l’on n’a pas pu retenir…

Parfois cela arrive dès la naissance. Parfois bien plus tard. Parfois dès le premier enfant. Parfois au 3ème, au 4ème. Personne n’en parle. Sujet tabou. A qui et comment avouer qu’on a juste envie de prendre la voiture et de rouler toute seule jusqu’à l’autre bout du pays sans rien dire à personne ? A qui et comment dire que oui, ça nous est déjà arrivé de penser à ouvrir la fenêtre et à jeter bébé et sauter après ?

Les nuits (et parfois les journées) difficiles, les responsabilités croissantes, une organisation qui peut relever de celui d’un ministère… Rapidement, la fatigue peut se faire ressentir. Les doutes, les questionnements s’accumulent. Il faut accepter que le désenchantement dure. Que la vie est faite certes de bonheurs, mais aussi de difficultés.

Alors, si vous avez la sensation d’être toujours débordée, toujours fatiguée, voire complètement vidée, si vous n’avez plus de goût pour rien (y compris pour vos enfants et/ou votre conjoint), si vous vous trouvez nulle, inefficace, si vous pleurez ou criez pour un rien, si votre irritabilité vous entraîne jusqu’au frontière de la violence… il est préférable dans un premier temps d’aller consulter votre médecin traitant ou un(e) psychologue. Ne craignez pas d’aller chercher de l’aide !

Ce burn-out aussi appelé épuisement maternel désigne en fait un état d’épuisement psychologique, émotionnel et physiologique. Tout cela peut s’accompagner de troubles physiques : mal de dos, de tête, de ventre, troubles du sommeil, tentation d’aller vers les drogues (somnifères, excitants, alcool…) pour « tenir le coup ».  Même s’ils sont cousins, il ne s’agit pas de stress. Le burnt out est une longue liste d’agents « stresseurs » divers et variés (les nuits hachées, la reprise du travail, le nouvel équilibre du couple difficile à trouver, les questionnements sur la parentalité…) qui sont là constamment, quotidiennement, de manière répétitive et lancinante.

Si vous sentez que vous n’en êtes pas à ce stade, mais que vous vous en approchez dangereusement, prenez les devants ! Le burn out s’installe insidieusement et vous vous éteignez comme une bougie.

Au quotidien et en prévention, les conseils résultent du bon sens : prendre régulièrement du temps pour soi, être à l’écoute de ses propres besoins, ou encore de mettre en place une meilleure répartition des tâches au sein de votre organisation familiale… Mais ces conseils vont vous faire doucement rire, ce ne sont souvent pas des priorités dans le chaos du quotidien ! Mais il est quand même bon de rappeler que vous placer au cœur de vos priorités, loin d’être un acte égoïste, vous permet de retrouver votre équilibre et d’être disponible !

Acceptez de ne pas être une mère parfaite ! Pour cela, PARLEZ EN autour de vous à des personnes qui sauront être bienveillantes (amies, sœurs…), participez à des cercles de femmes… Libérer votre parole permettra d’accepter cette réalité, de prendre du recul pour pouvoir peu à peu modifier certaines choses. Ecouter les autres vous apprendra que toutes les mères passent par des phases plus ou moins difficiles et qu’elles ont besoin d’être soutenues.

Ne restez pas seule et prenez soin de vous !

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