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Être accompagnée par une doula : être soutenue et accueillie inconditionnellement

Je suis heureuse de vous présenter Natacha. Elle a crée un super blog sur l’Hygiène Naturelle Infantile « heureux sans couches ». Dans son blog, elle vous fait découvrir cet espace de communication avec votre bébé et je vous invite vraiment à aller le visiter !

Natacha a fait appel à une doula pour sa grossesse et elle nous livre son témoignage : pourquoi ? comment ? à quoi cela a servi ? et si c’était à refaire ? Belle lecture !

Natacha du blog Heureux sans couches

Lorsque j’étais enceinte de mon aînée, j’ai été accompagnée par une doula.
C’était un choix bien évidemment, mais aussi un besoin.

Qu’est-ce qu’une doula ?

  • C’est une personne formée pour accompagner les futurs parents pendant la grossesse ou avant l’arrivée du bébé au domicile, et ce jusqu’aux premiers mois du bébé.
  • Elle aide les parents à se positionner dans leurs choix pour l’accouchement, de maternage, à rédiger leur projet de naissance…
  • Elle est parfois formée à l’allaitement, au portage, au massage bébés etc…
  • Elle ne pratique jamais d’actes médicaux. Elle est là pour épauler les parents dans leur futur rôle.
  • Parfois, elle est présente lors de l’accouchement, si les parents le désirent.

Où trouver une doula ?

Je ne pensais pas trouver une doula par chez moi. J’habite en rase campagne et il est difficile de trouver des praticiens ou accompagnants, que ce soit dans le milieu médical ou paramédical.

Grâce aux moteurs de recherche, aux réseaux sociaux, aux annuaires des centres de formation de doulas et au bouche à oreille, il est assez facile de trouver un nom près de chez vous. Si jamais ce n’est pas le cas, certaines doulas accompagnent aussi via le net.

Je me suis rendue compte pendant mes recherches qu’il en existait deux à l’époque, par chez moi. D’autres se sont formées depuis.

Notre choix s’est porté sur Christelle, qui nous a à tous les deux tapé dans l’œil.

Être approuvée dans ses choix

La Doula : quelqu’un qui vous accueille inconditionnellement

Une des principales raisons pour laquelle je voulais être accompagnée par une doula, c’est que j’avais besoin d’être validée dans mes choix. En parler et avoir l’approbation de quelqu’un de compétent dans le domaine nous a fait grand bien, à mon mari et à moi.

Nous ne pensions pas pour cela faire appel à la bonne volonté de notre entourage ou de notre médecin de famille.

Comme énormément de parents et futurs parents, nous nous sommes rendus compte que chacun y va de son bon conseil sans même se soucier de ce que nous voulions nous-mêmes pour notre bébé. Nous n’avons pas besoin que tout le monde soit d’accord avec nos choix, simplement qu’on les respecte. Et heureusement car nous serions malheureux, sinon.

Rencontrer quelqu’un qui a les connaissances nécessaires dans le large domaine de la parentalité, et la bienveillance attendue lorsque ce besoin de reconnaissance respectueuse est présent a été une révélation.

Cela nous a permis de maturer notre projet de parentalité comme il se doit.

Quand rien ne se passe comme prévu

Évidemment, lorsqu’on donne naissance à un bébé, il se passe quelque chose de tellement extraordinaire qu’on n’aurait pu l’imaginer. Mais on l’imagine quand même, bien-sûr…

On rêve de la manière dont l’accouchement va se passer, de la tête que le bébé aura, s’il aura des cheveux et de quelle couleur, on s’imagine dans notre futur rôle de parent.

Et parfois, submergées par les hormones de grossesse, on ne sait plus trop où en est. On n’est plus sûr d’être vraiment faite pour devenir mère, on se demande si on sera à la hauteur, on a peur d’accoucher…
Etre accompagnée par une doula peut nous aider à mettre des mots sur tout ça. Elle peut, comme je le dis plus haut, être présente le jour de l’accouchement, si on le souhaite. Si on accouche à la maternité, il faudra toutefois le spécifier à l’équipe qui devra donner son accord.

Parfois, de simplement mettre en mots ce qui se passe dans son esprit, dans son corps, dans son âme, et qu’on a souvent du mal à exprimer lorsqu’on est enceinte tellement c’est personnel et intime, ça débloque
énormément de choses !
Rien que pour ça, je ne sais pas comment j’aurais survécu à ma première grossesse sans ma doula.

Rédiger un projet de naissance

Je voulais vraiment accoucher naturellement. Mon mari et moi avons décidé que cela se passerait dans l’hôpital le plus proche de chez nous qui dispose d’une salle nature. Elle permet d’y accoucher avec une sage-femme sous contrat avec l’hôpital mais qui n’en est pas titulaire. Elle dispose de son propre cabinet.

Je voulais qu’on me laisse en travail dans le calme, la pénombre, qu’on ne me parle que si nécessaire.
Si je décidais d’avoir accès à une anesthésie péridurale, le processus d’accouchement naturel avec ma sage-femme serait interrompu. Je ne voulais pas qu’on me fasse d’épisiotomie, qu’on me perce artificiellement la poche des eaux, qu’on me pose une perfusion d’ocytocine et tout un tas d’autres actes que je juge interventionniste et dont je n’ai jamais voulu pour aucun de mes accouchements.

J’ai donc décidé de noter tout cela par écrit et de le faire lire à ma doula. Je voulais qu’elle me dise ce qu’elle en pense, si tout lui paraît clair, s’il y a des choses qui pourraient être détournées… elle m’a posé des question après la lecture pour être sûre qu’elle ait tout compris correctement. Et c’était bon.

Lors de l’accouchement, je ne souhaitais pas qu’elle soit présente. Je voulais qu’il y ait le minimum de personnes autour de moi : mon mari et ma sage-femme. Cela ne s’est pas passé comme je le voulais. Je ne me suis pas sentie enveloppée comme j’aurais eu besoin de l’être malgré la patience et la bienveillance de mon mari. La sage-femme que j’ai choisie n’était finalement pas la bonne pour moi. J’ai demandé à avoir une anesthésie péridurale survenue à 7cm de dilatation du col de l’utérus. Avec le recul, je me serais très certainement sentie beaucoup plus en confiance avec ma doula à mes côtés. Cependant, ce fut tout-de- même un moment magique.

Ma fille était magnifique lorsqu’elle est sortie de mon ventre et que je l’ai prise dans les bras pour la première fois.

Être accompagnée par une doula après l’accouchement

L’échec de mon allaitement

Je voulais vraiment allaiter mes enfants, alors je me suis renseignée : j’ai lu, parlé du sujet avec ma doula… et puis quelques jours après la naissance de ma fille, j’ai contracté en endométrite. c’était sévère et j’aurai pu avoir une péritonite… J’ai eu un très fort traitement antibiotique, et j’ai été très fatiguée. Cela a eu raison de l’allaitement !

Pour mon fils, les choses ont été différentes, mais au final, je n’ai pas réussi à allaiter plus de 2 jours… C’est là que j’aurais pu demander à ma doula de m’aider, mais je ne l’ai pas fait. Peut-être que d’autres choses se jouaient, et que j’avais besoin de repos et de prendre du temps avec mon bébé. Peut-être que l’allaitement, ce n’est pas fait pour moi, ni pour les deux bébés que j’ai eus…

Le portage

Portage et maternage proximal

Ma doula est aussi monitrice de portage. Et comme je voulais absolument porter, elle a pu me montrer comment faire lors d’une séance avec elle.
J’ai beaucoup porté mes enfants et j’ai adoré ça.

Ça a été un considérable atout également dans ma pratique de l’hygiène naturelle infantile (HNI). L’HNI est une approche communicative bienveillante du parent qui observe les signaux et les moments clés où son bébé exprime le besoin d’éliminer. Cela lui permet de pouvoir le porter au-dessus des toilettes (ou ailleurs) afin que le bébé fasse ses besoins loin de lui-même. C’est un besoin fondamental que tous les bébés ont et expriment, d’une manière ou d’une autre.

Le portage a le double avantage, dans le cas présent, de répondre au besoin du bébé d’être contre son parent, et celui de permettre au parent de comprendre quand le bébé exprime ce besoin d’éliminer. Grâce à la proximité, les signaux sont plus clairs (besoin de sortir de l’écharpe, serrer les cuisses, avoir l’entrejambe qui se réchauffe…). Lorsque le bébé dort dans l’écharpe, on peut facilement observer son rythme en lui suggérant d’éliminer à son réveil. Un rythme bien naturel étant d’avoir envie d’uriner
lorsqu’on se réveille…

Ma doula n’était pas formée à l’HNI et ne l’avait pas pratiquée avec ses enfants. Mais, bien entendu, elle approuvé ce choix de ma part.
Je me suis formée toute seule en pratiquant, en observant, en lisant, et enfin, en créant un blog, Heureux Sans Couches, que j’ai dédié à l’HNI et à tous les parents qui veulent se renseigner, pratiquer, avoir du soutien, des conseils…

Merci à vous les doulas

Je terminerai en disant qu’être accompagnée par une doula a été pour moi une expérience très enrichissante. Le métier de doula est magnifique, car il aide les parents à se découvrir, se créer et s’affirmer en assumant leurs propres choix, ce qui est difficile de nos jours.

Natacha

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6 commentaires

    • Anne-Christine

      Merci Aline. Cet accompagnement a toujours existé. Avant, les femmes étaient accompagnées par leur soeur, tante, grand mère, amie, la femme « sage » du village… Depuis l’entrée des femmes dans les hôpitaux pour accoucher (après la seconde guerre mondiale), les femmes se sont retrouvées seules pour vivre cet événement. Puis les maris ont fait leur entrée en salle de naissance mais leur positionnement est différent. Le besoin est aujourd’hui très grand de retrouver de la confiance et de la joie dans l’intensité de ce moment 😉

  • Arthur Debons

    J’ai fait une belle découverte en lisant cet article !
    Les mots sont très bien choisis je trouve, merci beaucoup pour ce partage qui pourra rassurer pas mal de femmes je pense. Je vais le partager à ma femme, au cas où 😉

    Arthur

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